Anatomie
Dr. Bertrand Boutillier
Pr. Gérard Outrequin

Conditions physiques du mouvement

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Conditions physiques du mouvement

Appui

La force de la gravitation est une constante physique incontournable. Tous les corps, animés ou non, subissent cette attraction, quelque soit la position, verticale, assise ou allongée. L’immersion dans l’eau atténue cette force, selon le principe d’Archimède, et peut être utilisée dans la rééducation en piscine.
Le centre de gravité du corps se situe dans le bassin, devant S2, au milieu d’une horizontale passant par le sommet des deux hanches (toit de l’acétabulum). Le maintien en équilibre dépend de la projection de l’aplomb du centre de gravité dans l’aire du polygone de sustentation, qui est étroit chez l’homme, dans la marche normale.

I - La réaction neurologique à la force gravitaire est un redressement par activité réflexe des muscles extenseurs du Membre inférieur. La voie de ce réflexe élémentaire est la boucle gamma, de niveau médullaire et segmentaire, dont l’activité est modulée au cours de la marche, par les centres supérieurs.

II - Dans le mouvement du Membre supérieur, l’appui proximal, qui est une nécessité anatomique, s’exerce au niveau inter - articulaire : à la racine du membre sur le tronc (épaule) et entre les segments de membre. De ce fait, dans le déroulement spatial du mouvement, toutes les articulations subissent une contrainte mécanique proportionnelle à l’effort (en charge par exemple).

Mouvement : organisation temporo - spatiale

Pour atteindre leur finalité, les déplacements des segments de membres doivent être organisés dans l’espace et le temps. Cette régulation s’effectue dans les centres supérieurs : Cerveau, Tronc cérébral, Cervelet. Le tout est organisé (programmé) de façon à constituer des chaînes musculaires cinétiques (C.M.C.) efficaces et bien liées.

Réglage de la tonicité

Que le mouvement soit libre ou en charge, le tonus musculaire des agonistes et antagonistes est lui-même régulé par les centres sous - corticaux et le paléo - cervelet. La commande régulatrice est assurée par les voies motrices extra - pyramidales.
A noter que, dans la flexion, l’étirement des antagonistes (extenseurs) n’est pas un phénomène passif (comme sur un élastique). Il existe une régulation neurologique de l’extenseur (asservissement de l’antagoniste) dont le tonus s’accorde au degré de flexion, équilibrant ainsi les forces mécaniques dans l’espace intra - articulaire. Cette tonicité active de l’antagoniste est très appréciable au cours du mouvement en charge.

Réglage de l’équilibre

Dans les différentes attitudes du mouvement, la régulation corrective de l’équilibre est assurée par les organes sensoriels vestibulaires et visuels ainsi que par les sensibilités proprioceptives conscientes et inconscientes.

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